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Notes de la catégorie "5- Jazz"

N°12 juin 2006: Charlie Parker

Couverture12 "BIRD"

Naissance : 29 août 1920, Kansas City, Kansas.
Unique enfant de Charles et Addie Parker
Mariages : Rebecca Ruffin (1936), Geraldine Scott (1943),
Doris Snyder (1948), Chan Richardson (1950). 5 enfants.
Décés : 12 mars 1955, New York.

Lorsqu'il est encore enfant, sa famille s'installe à Kansas City, Missouri, où le jazz, le blues et le gospel sont alors florissants. C'est à l'école qu'intervient son premier contact avec le musique, en jouant du cor baryton avec l' orchestre de l'école. A l'âge de 15 ans, il développe un grand intérêt pour la musique et un amour particulier pour le saxo alto. Rapidement, Charlie Parker joue avec des groupes locaux, et ceci jusqu'en 1935 année où il quitte l'école pour se consacrer à une carrière musicale.

Entre 1935 et 1939, Charlie travaille à Kansas City avec différents groupes de jazz et de blues locaux, experience qui lui permet de développer son art.
En 1939, il visite New York pour la première fois et y reste prés d'un an en tant que musicien professionnel, participant également à de nombreuses jam sessions. L'atmosphère New Yorkaise a eu une grande influence sur son style musical.

En 1938, Parker se joint au groupe du pianiste Jay McShann, avec lequel il tourne dans le Sud Ouest de Chicago et à New York même. Un an plus tard, il s'installe à Chicago où il joue régulièrement dans un club de la 55ème rue.
Rapidement il déménage pour New York. Il fait alors la plonge dans un restaurant local où il rencontre Biddy Fleet qui lui enseigne l'harmonie instrumentale. Peu de temps après, Parker retourne àKansas City pour les funérailles de son père. Là, il rejoint le Harlan Leonard's Rockets avec lequel il reste 5 mois.

En 1939, "Yardbird"* réintègre l'orchestre de McShann où il est à la tête de la section des cuivres.
Durant les 4 années où Parker reste avec McShann, il a plusieurs fois l'occasion de jouer en solo durant différentes séances d'enregistrement telles que "Hootie Blues", "Sepian Bounce", ou encore le tube de 1941 "Confessing the blues".
En 1942, durant un tournée avec McShann, Parker joue dans les jam sessions du Monroe's & Minton's Playhouse oùil attire l'attention d'artistes tels que Dizzy Gillespie et Thelonious Monk. Cette même année, Parker quitte la formation de McShann et rejoint Earl Hines.

L'année 1945 est extrêmement importante pour Parker. Il dirige cette année là son propre groupe
à New York et travaille également avec Gillespie au sein de différents ensembles.
En décembre de la même année, lui et Dizzy emmènent leur musique à Hollywood pour une tournée des night-clubs de 6 semaines. Charlie continue de jouer à Los Angeles jusqu'en juin 1946, date à laquelle il fait une dépression nerveuse et est interné dans l'hôpital d'Etat de Camarillo.

Après sa sortie en Janvier 47, Parker retourne à New York et forme un quintette qui joue quelques uns de ses plusbeaux morceaux.
De 1947 à 1951, il joue dans de nombreux night-clubs, studios de radios et autres endroits et travaille en solo ou accompagné par d'autres musiciens.
Pendant cette période, il visite l'Europe où il est adulé par des fans conquis et y fait de nombreux enregistrements.
En 1948, il reçoit , en France, le grand prix du Disque.

De retour à New York, il s'entoure d'un quintette de rêve avec Miles Davis, Bud Powell , Tommy Potter  et Max Roach pour une nouvelle session en studio; Embraceable You, Don't Blame Me, Scrapple From The Apple, Crazeology ... appartiennent ainsi à une période d'intense créativité comme il y en a peu dans l'histoire du jazz.
C'est aussi le temps des voyages, en mai 1949 d'abord, pour un engagement au Festival international de jazz de Paris (il y rencontre Boris Vian et Jean-Paul Sartre ), en novembre 1950 ensuite, pour des concerts en Suède et au Danemark, à l'automne 1951 enfin, pour une tournée en Allemagne et en Belgique.

Le 6 juin 1950, Parker, qui retrouve pour la dernière fois en studio Gillespie, enregistre avec Thelonious Monk, Curley Russell  et Buddy Rich  : Relaxin' With Lee, Mohawk, An Oscar For Treadwell, Leap Frog, My Melancholy Baby et Bloomdido, sont à compter parmi les plus belles faces de Bird.
Le 17 janvier 1951, en compagnie de Miles Davis, Roach, Walter Bishop et Teddy Kotick, il enregistre sous son nom 4 titres magnifiques dont Au Private qui devient un thème phare du be-bop.
Le 8 août 1951, il réenregistre Lover Man avec Red Rodney, John Lewis, Ray Brown et Kenny Clarke, espérant ainsi faire oublier celle fixée avant son internement à Camarillo.

Début juin 1952, il participe aux fameuses Norman Granz Studio Jams avec Benny Carter, Johnny Hodges, Ben Webster, Barney Kessel, et Oscar Peterson. Parker entre pour la dernière fois en studio en mars et en décembre 1954 : les morceaux choisis constituent un hommage à Cole Porter.

Charlie_parker_1Le 12 mars 1955, il décède dans son fauteuil en regardant la télévision.
Le médecin légiste qui l'examina estima son âge à 53 ans :il en avait 34.
Pendant plusieurs jours, les murs de New York seront couverts d'un graffiti énigmatique :
Bird Lives ! (littéralement L'oiseau vit)

Charles "Bird" Parker était un saxophoniste époustouflant qui a su gagner une large reconnaissance pour ces compositions et ses improvisations innovantes.

Il fût sans aucun doute l'un des plus talentueux et influents musiciens de jazz de l'histoire. 

N°9 juin 2005: Louis Armstrong

Couverture9 LOUIS ARMSTRONG

Grâce à une « erreur » d’état-civil, Louis Armstrong aurait eu cent ans en l’an 2000.

Difficile de fêter un anniversaire lorsque, a priori, on ignore la date de naissance du bénéficiaire. Or celle de Louis Armstrong demeure assez floue. L’officielle, si l’on peut dire, 4 juillet 1900, aurait été fixée par lui-même à l’occasion d’un recensement: jour de la fête nationale, dernière année d’un siècle, voilà une date facile à retenir pour un gamin quasi analphabète. Depuis, on a retrouvé dans les registres de l’église du Cœur Sacré de Jésus, à La Nouvelle-Orléans, un document situant au 4 août 1901 la date de naissance de Louis Armstrong (Niger illegitimus).

Armstrong_1 Ce qui paraît certain, c’est qu’il vit le jour dans Jane Alley Street qui menait de Gravier Street à Perdido Street. Un quartier particulièrement chaud au point qu’on l’avait surnommé le "Champ de bataille". On y côtoyait des pasteurs pourvoyeurs de cultes aléatoires, des flambeurs en tous genres, des voleurs à la tire, des adeptes de concours de tir sur cible vivante qui animaient le quartier dès la nuit tombée. Plus un nombre incalculable de prostituées. Les rues devenaient boueuses à la moindre pluie, poussiéreuses dès l’apparition du soleil. C’est là que Louis Armstrong apprend la vie dans la plus sombre misère.

Son père a quitté sa mère peu après sa naissance, sa mère pratique quelques activités ménagères et d’autres, sans doute, moins avouables. Ce sont ces dernières qui l’incitent à confier l’enfant à sa grand-mère qui lui inculquera un semblant d’éducation. Grâce à elle il entre dans la chorale de l’église. C’est ce qui lui donnera l’idée de former un groupe vocal avec quelques copains de son âge.

Armstrong_2 Le coup d’envoi

La nuit de la Saint-Sylvestre, il est de tradition à La Nouvelle-Orléans de faire le plus de bruit possible. Bien évidemment, en ce 31 décembre 1913, notre petit Louis a la ferme intention de tenir sa place dans le vacarme. Armé d’un revolver appartenant à son beau-père du moment et encouragé par ses copains, il a à peine le temps de décharger sa pétoire qu’un policier lui met la main au collet, le traîne devant un juge qui le condamne aussitôt à un séjour dans une maison de redressement, Wail’s Home. Peter Davis, un des surveillants, y fait office de professeur de musique. D’abord réticent à l’égard de ce nouveau pensionnaire venu d’un quartier peuplé de voyous, il l’autorise cependant à participer à la chorale et l’admet ensuite dans l’orchestre-maison. Après le tambourin du début, il lui confie le clairon chargé de ponctuer les événements quotidiens. Plus tard, Louis deviendra le chef de la fanfare. Dès sa libération quelques mois plus tard, il se considère déjà comme un vrai musicien. Joe « King » Oliver le prend sous sa protection, lui trouve ses premiers engagements, avant de le faire venir à Chicago pour l’intégrer à son propre orchestre.

Armstrong_3 Une maîtresse femme

Sa rencontre avec la pianiste Lil Hardin sera déterminante. Il l’épouse en 1927. Devenue Madame Armstrong, elle va lui enjoindre de quitter « King » Oliver pour voler de ses propres ailes. Cela ne va pas sans mal. Deuxième trompette, n’ayant à assumer aucune responsabilité, aucune initiative à prendre, il considère que ce rôle lui convient à la perfection. Ayant réussi à le convaincre, elle fera de lui le premier grand soliste de jazz. Elle participera même à la création du célèbre Hot Five dont elle est la pianiste. On notera qu’après leur séparation elle demeurera toujours fidèle à celui qu’elle avait créé, en somme, de toutes pièces. Au point qu’elle mourut à son piano (1971) en plein milieu d’un concert dédié à la mémoire d' Armstrong.

Big bands et aventures

Après son passage chez Fletcher Henderson, en 1925, la renommée de Louis Armstrong n’a cessé de s’accroître. Tous les musiciens sans exception le prennent pour modèle. Pour exploiter au mieux cette suprématie, il se met — ou plutôt on le met — à la tête de grands orchestres. Louis Armstrong ne s’est jamais soucié ni de son entourage, ni de la conduite de sa carrière. Alors qu’il aurait pu exiger des partenaires dignes de lui, il a toujours laissé à d’autres le soin d’en décider. C’est ainsi que son dernier manager, Joe Glaser, allait même jusqu’à prendre en charge sa comptabilité et à lui verser une mensualité, sorte de salaire rassurant qui lui convenait à merveille.

Armstrong_4 Coda

Louis Armstrong était, comme on dit, un « brave homme », d’une remarquable générosité. Au point d’adopter le fils de sa cousine Flora disparue peu après sa naissance. Il ne cessera de prendre soin de Clarence Armstrong, handicapé mental, à qui il assurera une rente à vie. Autre exemple: lors du tournage de Paris Blues, Milton Mezzrow, Hugues Panassié et Madeleine Gautier se trouvant dans sa loge, il rédigea un chèque qu’il tendit à Mezzrow, un second qu’il remit à Panassié. Celui-ci, après avoir remercié, ajouta : « Mais nous, nous sommes deux avec Madeleine ! » Et Louis remplit aussitôt un troisième chèque…

Armstrong_6 Il meurt le 6 juillet 1971.

Louis Armstrong aura tenu un rôle capital dans l'histoire du jazz et de sa diffusion de La Nouvelle-Orléans jusqu'à une audience universelle.C'est un des inventeurs du jazz "stricto sensu" : importance du solo, valorisation du travail sur la sonorité, le phrasé, le vibrato, et la liberté rythmique.

Armstrong_5 Chanteur original, il parvient même à rendre intéressants les pires tubes de variété ("Hello Dolly", par exemple). Il est un des initiateurs du scat (improvisations vocales par onomatopées).

Louis Armstrong est celui qui a "inventé" le jazz tel que nous le connaissons aujourd'hui en lui insufflant le goût de la liberté et de l'improvisation ...

N°9 juin 2005: Auditorium

Armstrong_auditorium

AUDITORIUM Louis Armstrong

J'avais 10 ans l'année de la mort de Louis Armstrong. A l'époque, les enfants de mon âge s'intéressaient d'avantage à un autre Armstrong: Neil, qui 2 ans plus tôt, avait été le premier homme à marcher sur la lune...

J'écoutais en boucle Mozart et Bach sur la chaîne familiale et quand j'allais chez mes cousins "soixante-huitards", les Beatles et les Stones complétaient mon éducation. Mais le Jazz ne me touchait pas... pas encore !

Autant dire qu'en présentant à des enfants d'aujourd'hui 3 petits chefs-d'oeuvre de Satchmo: "Hello Dolly", "When the saints" et "Mahogany hall stomp", je ne m'attendais pas à un débordement d'enthousiasme ! Je sentais bien que la voix très typée de Louis ne pouvait qu'heurter des oreilles habituées aux timbres aseptisés des "roucouleuses" actuelles qui réaménagent nos radios en boîtes à bonbons ! JPL

Ils ont aimé

: (Camille, Elodie, Edwin, Alexandra, Clémence, Estéban)

Ils n'ont pas aimé

: (Eva, Maxence, Valentine, Léo, Camille C, Paola, Clarisse)

"J'ai bien aimé la musique, mais la voix ne va pas avec. Elle est trop grave, je préfère les autres chanteurs ..."

"La voix ne va pas, c'est affreux. Il y a trop d'instruments qui jouent en même temps."

"Beaucoup de rythme mais ce n'est pas de mon goût. Je ne comprends pas les paroles."

"C'est bien rythmé mais trop vieillot pour moi !"

"J'aime pas beaucoup, surtout sa voix. Le rythme est bien mais dès que la trompette commence c'est nul. A force ça me donne mal à la tête !"

"Bien rythmé mais pas trop mon genre (c'est le casse de Brice ...)"

"Je n'aime pas trop, c'est trop classique. J'aime bien la trompette mais faut pas abuser ... Si mes copines écoutaient ce style de musique, elles ne seraient plus mes copines !"

"Il a une voix très grave ... j'aime beaucoup les débuts de morceaux (non chantés) ... beaucoup de talent ... il sait faire 2 choses; chanter et jouer de la trompette."

"Des belles chansons ... il chante bien ...une belle voix ..."

"J'aime sa voix grave. La musique donne envie d'apprendre la trompette."

"C'est super bien !"

"Je trouve ça très drôle, amusant et sympa. Pas triste !"

"C'est gai à nous donner envie de danser."

N°5 mars 2004: Petrucciani

Couverture5_2 N°5 mars 2004: MICHEL PETRUCCIANI

Michel Petrucciani

Il était une fois ... un Géant

Il était une fois, un petit garçon malade d'une très grave maladie.

Elle rendait ses os aussi fragiles que du verre et condamnait son corps à ne jamais grandir.

Pourtant, la nature qui avait été si cruelle avec lui, l'avait doté d'un courage surhumain et d'un don qu'elle n'octroie qu'aux génies.

Aussi, quand il eu quatre ans et qu'il pu se mouvoir sans secours,le petit garçon se hissa au piano et décida qu'à défaut d'être grand, un jour, il serait un GÉANT !

Petrucciani_1 Il y a 5 ans, un grand du jazz nous a quitté. Ce magicien au corps de lutin et aux doigts de fée n'a pourtant pas fini de nous enchanter ...

Atteint d'ostéogenèse imparfaite, Michel Petrucciani est né à Orange le 28 décembre 1962, d'un père d'origine italienne et d'une mère d'origine anglaise.

Bercé dans un climat musical; son papa ainsi qu'un de ses frères jouent de la guitare, le second de la contrebasse, il apprend le piano d'une façon tout à fait classique. Il épuise un certain nombre de professeurs par sa rapidité et son impertinence, ayant déjà une personnalité affirmée et des vues personnelles sur la musique.

Petrucciani_2 Les études scolaires, il les fait chez lui. "D'hôpitaux en hôpitaux, de jambes en bras cassés, de plaques en plâtres, de rêves en choses oubliées, j'étais séquestré à la maison; mes parents avaient peur de me laisser sortir."

Au début des années 70, ses parents ouvrent un magasin de Musique à Montélimar. Lui, accorde les guitares et fait des démonstrations d'orgue pour les clients. Il fait ses premiers concerts dans l'orchestre familial où il est à la batterie! La formation se produit dans des bals puis dans des petits clubs de province. Il passe jusqu'à 10 heures par jour sur ses claviers.

En 1977, alors qu'il a à peine 15 ans, le batteur Kenny Clarke, "inventeur" des rythmes bebop, le remarque et l'engage. Puis en 78, c'est au tour du trompettiste Clark Terry, principale influence de Miles Davis, d'être séduit par le style et l'énergie du jeune pianiste.

Petrucciani_3 Toutes ces rencontres aboutissent, en 1980, à l'enregistrement d'un disque intitulé "Flash".

Une grande carrière débute alors pour lui ....

French wonderboy

Petrucciani_5 En 1981, après avoir fêté ses 18 ans, Michel décide de s'envoler pour les Etats-unis. Il n'a pas d'argent, ne parle pas un mot d'anglais et il a payé son billet d'avion avec un chèque en "bois".

Il débarque en Californie où il fait la connaissance de Charles Loyd, grand saxophoniste qui a connu son heure de gloire au milieu des années 60.

Du coup, Charles reforme un groupe, enregistre à nouveau et présente Michel au monde entier.

"Notre aventure commune dura cinq ans et donna trois albums. Charles m'avait ouvert toutes les portes".

A l'automne 81, sa première apparition au festival de jazz de Paris laisse le public en état de choc !

Petrucciani_6 Mais Michel choisit de retourner en Amérique où, en quelques années, il multiplie les rencontres avec les meilleurs musiciens: Lee Konitz, Ron Mac Clure, Gary Peacock, Roy Haynes, Freddie

Hubbard, Wayne Shorter, Jim Hall, Charlie Haden ...

Afin d'obtenir la fameuse "Green card" (indispensable pour travailler aux Etats-unis) il épouse Erlinda Montano, une indienne Navarro, avec laquelle il restera cinq ans. Elle lui donnera deux garçons.

Il s'installe à New York en 1985, pour suivre celle qui deviendra sa seconde femme. Avec elle il aura un troisième garçon, Alexandre qui souffre lui aussi d'ostéogénèse imparfaite. "Nous avons su très tôt pendant la grossesse que mon fils serait atteint de cette maladie. Nous avons gardé l'enfant car ne pas l'avoir revenait à nier ce que je suis".

L'évènement jazz de l'année 1997 fut la sortie de Flamingo, un disque enregistré avec Stéphane Grappelli. "On a joué ensemble pour la première fois comme si on se connaissait depuis toujours ..."

Ce sera un des rares disques d'or en jazz avec plus de 100 000 exemplaires vendus en France !

Il décide de se consacrer à un nouveau projet :

La création en France d'une école internationale de jazz "Je rêve d'une école de haut niveau, d'un espace où la dimension spirituelle de la musique et de la vie soit constamment présente; ce serait un authentique lieu de ressourcement".

Malheureusement, la mort va se venger de cette fulgurance de vie qu'il a su si longtemps apprivoiser.

Elle ne lui laissera pas le temps de réaliser son rêve. Michel Petrucciani nous quitte dans la nuit du 5 au 6 décembre 1999 des suites d'une infection pulmonaire foudroyante. Il venait de fêter ses trente-six ans.

Petrucciani_7 Il avait encore tant à donner pour la Musique ...

"Je crois que la vie vaut la peine d'être vécue. Oui, ça vaut le coup".

M.P